Une expérience, certaine.

Cette Expertise – par la seule grâce de notre parcours planétaire autour de milliers de produits tubulaires – est très probablement le meilleur regard extérieur sur le procédé de cintrage. Sachant apprécier son environnement industriel, nous connaissons ses contraintes et les exigences typiques de chaque domaine, mais sûrement plus que tout autre, nous entendons parfaitement les difficultés quotidiennes autour de ce procédé de déformation, particulier.

Des nuisances, communes à la surface du Globe.

Des plis, des marques ou des rayures, une ovalisation excessive. Des dérives, des dérèglements, de la casse parfois. Des rebuts, du temps passé à reproduire – quelque fois, la même référence que la veille. Des moyens souvent hétérogènes avec un software en évolution constante chez tous les fournisseurs, comme il se doit.

On ajoute une disparité des interventions, par des Compagnons motivés et très volontaires dans tous les ateliers de cintrage du monde, mais œuvrant sans réelle formation initiale et structurellement depuis toujours, en vase-clos.

Et même, dans les tous premiers cercles autour du procédé de cintrage, on y parle de « phénomènes », on évoque un compromis difficile à trouver, on chuchote qu’il y aurait une sorte de « sauce » qu’il faudrait savoir faire monter avec des années de pratique, et du nez. Sinon le constat est intangible et universel : « … c’est la matière ! ».

Un diagnostique par C&O

En réalité, un cumul d’une dizaine de « petits empêchements » empilés, fort heureusement tous bien identifiés. Aléatoires ou récurrents, d’ordre mécanique, technique, méthodologique, économique. S’ils impactent tant la déformation – aspect & géométrie – c’est d’abord par l’absence de leur détection – leur incidence étant ignorée dans le meilleur des cas voir niée par de mauvaises habitudes – ensuite, par la superposition de réactions inappropriées, visant de toute bonne foi à palier ces incidences mais qui répercutées durant des années – plusieurs tonnes, pour chaque cintre – sont systématiquement destructrices d’un environnement basé avant tout dans notre industrie, sur de la mécanique.

Alors considérant, a priori, les variations inéluctables entre des lots de matière – fussent-ils bien installés dans leur plage de tolérances – y ajoutant naturellement une dégradation des éléments d’usure faisant partie intégrante de la composition d’un outil de cintrage par enroulement – tel un corps de mandrin, un train de coupelles, la pointe d’un efface-plis – on affirme ici qu’inéluctablement, en cours de série, une dépréciation de la qualité de la déformation va survenir.

Situation si commune, qu’elle autorise tout Cintreur à répondre, lorsqu’on lui demande si tout va bien : « … pour l’instant ! ». Ainsi est enracinée chez l’immense majorité des Acteurs, une absence de « totales certitudes », pourtant si utiles à la pratique « confortable » de tout métier usant d’un procédé métallurgique.

Une distinction des compétences

Il faut toujours, scinder le procédé de cintrage en deux phases totalement distinctes, à savoir, premièrement s’attacher à l’obtention d’une conformité de la déformation (cintre, aspect, ovalisation) se devant de respecter la position théorique de la fibre neutre, puis ensuite envisager de produire une géométrie (longueurs, angles, orientations).

Nous nous attachons partout à démontrer, d’abord que cette hiérarchie entre les phases est pour d’évidentes raisons, incontournable, ensuite que seules des compétences humaines, qualifiées, exercées, formées, permettent le franchissement de l’étape initiale, évitant à toute fabrication en série d’une géométrie torturée, de bâtir sur du sable.

Et la commande numérique – pionnière de l’ I.A. industrielle – ultra-efficace pour la réalisation d’un parcours géométrique, aussi complexe soit-il, sera en grande peine pour produire une série de pièces conformes, si les sept éléments de composition de l’outil de cintrage, n’assuraient pas en amont leur fonction première sur le produit tubulaire.

Dit autrement, collant à l’ère du temps, l’emploi du Cintreur Qualifié devrait probablement survivre à celui de son Conseiller Financier …

Penser l’invisible et agir, sans coup férir

Revenons à ce « premier plis » qui vient d’apparaître à l’intrados du produit tubulaire. Car, c’est à l’instant précis de ce « basculement », que l’Intervenant au poste doit faire rapidement le bon diagnostique. Celui-ci n’est jamais aisé à produire et confirme à lui seul parfaitement, les capacités d’analyse requises, dans un Atelier face à une cintreuse.

D’abord, car l’Utilisateur ne peut étayer sa réflexion qu’avec un seul repère tangible : le produit déformé qu’il a en main. De cet exemplaire, il doit extraire tous les enseignements visant à produire une « intervention unique » qu’on devrait pouvoir qualifier – vue de l’extérieur – comme « nécessaire & suffisante ». Mais comme il faudrait des paragraphes entiers pour expliquer la construction d’un accès optimisé à cet empilage de variables, c’est sur chaque site, que nous en faisons la démonstration.

Ensuite, parce que ce diagnostique est d’autant plus complexe à établir, que les pièges sont nombreux, avec des interactions entre plusieurs éléments d’outil restant intégralement hors du champ de vision, engendrant qui plus est, des défauts qui se corrèlent, faisant prendre souvent des vessies pour des lanternes et supposant de fait, plusieurs réactions inappropriées évoquées plus avant.

La proposition de C&O

Avec notre méthode éprouvée, bâtie sur cette très longue pratique des Ateliers de cintrage, nous auditons exhaustivement les installations pour quantifier précisément – aux valeurs d’échelles appropriées à chaque métier –  ces « nuisances » très prévisibles pour lesquelles des résolutions pérennes existent.

Habitués aux immersions longues, connus pour notre pédagogie avec tous les Intervenants, n’hésitant jamais à collaborer ou à partager une information utile, ne nous échappent lors de nos prestations d’Expertise, ni les dérives mécaniques, ni les dérèglements, ni les usures rédhibitoires, ni les efforts appliqués inappropriés ou toute autre mauvaise pratique, ni l’absence d’instructions de cintrage « pertinentes », ni le manque d’instruments de contrôle au poste de travail.

Ainsi, à l’issue d’une ou deux journées de notre Expertise, ayant partagé les conditions réelles en fabrication, nous pouvons offrir à notre Commanditaire un rapport savamment construit autour de l’environnement du procédé sur le site. Un éclairage ciblé sur cette dizaine de « zones d’ombre » au pied de chaque équipement de cintrage, creuset des productions passées, présentes, mais surtout futures …

Ensemble, si vous le souhaitez, faisons ce point.